Les arbres et arbustes jouent un rôle essentiel pour la faune et la flore en offrant nourriture et refuges à de nombreuses espèces, tandis que les haies constituent de véritables corridors écologiques pour la faune en assurant une continuité de milieux permettant le déplacement des espèces.
Ils rendent par ailleurs de multiples services :
Quand aux haies, en plus d'être esthétiques, elles peuvent jouer un rôle de brise vue, de coupe-vent, de régulateur dans le cycle de l’eau comme d’épurateur des sols.
--> Pour en savoir plus sur les menaces qui pèsent sur les forêts en France et ailleurs dans le monde, nous vous recommandons d'écouter la série reportage de FranceInter "COP 30 : les forêts, un trésor à préserver"
Dans son livre « Des arbres et des hommes, architecture et marqueurs végétaux en Provence et Languedoc-Roussillon », l’ethnobotaniste Josiane Ubaud analyse très finement les rapports entre sociétés et arbres plantés depuis plus de trois siècles. Elle distingue plusieurs catégories d’« arbres marqueurs » : essentiellement les marqueurs de catégories sociales des propriétaires, les marqueurs culturels sacrés, les marqueurs utilitaires et les nourriciers de proximité.
Ainsi, ce n’est pas par hasard que vous rencontrerez un grand cèdre devant un vieux château, un micocoulier devant une chapelle ou une église, ou un amandier près d’un maset. La plantation d’arbres spécifiques a longtemps obéi à des codes dictés par les sociétés, codes qui ont évolué également avec les modes résultant des introductions d’espèces non indigènes. Ainsi séquoias et calocèdres sont-ils venus au 19e siècle s’ajouter aux cèdres pour marquer l’appartenance des propriétaires à une classe aisée.
Les marqueurs sacrés sont davantage connus : cyprès, olivier, laurier noble, buis auxquels s’ajoute une espèce beaucoup moins répertoriée dans ce rôle : le micocoulier.
Josiane Ubaud classe les figuiers, jujubiers et amandiers comme des « nourriciers de proximité, marqueurs de convivialité », les deux premiers près des maisons d’habitation, le troisième près des masets de campagne.
Les critères liés à l’homme sont les plus nombreux et les plus difficiles à apprécier car ils sont dépendants de notre relation à l’arbre et donc nécessairement empreints d’une certaine part de subjectivité, elle-même liée à l’échelle géographique considérée et au contexte social. La pondération de l’importance d’un arbre variera donc grandement et on ne peut échapper à ce biais. Mais là n’est pas le plus important. L’essentiel est la prise de conscience de la valeur irremplaçable des arbres (les plus vieux en particulier) et de notre devoir de transmission de ce patrimoine aux générations futures, d’où l’absolue nécessité d’effectuer des inventaires car sans eux pas de protection possible.
--> Source : Académie de Nîmes
L’écosystème urbain n’est pas des plus accueillants pour les arbres. D’une part le temps long de l’arbre est rarement compatible avec le temps des villes, sans cesse en reconstruction sur elles-mêmes. D’autre part, si nous avons trop chaud dans la ville où la minéralité domine, les arbres ont de même trop chaud et très soif. Malgré toutes les avancées scientifiques et techniques, nous devons faire le constat que le patrimoine arboré des villes dans son ensemble va plutôt mal. Il cumule l’impact violent des changements climatiques et des décennies d’une gestion impitoyable à son égard.
--> Source : Académie de Nîmes
Avant de demander aux arbres de rendre la ville vivable, demandons-nous comment leur permettre d’y vivre pleinement leur vie d’arbre ! Notre intérêt pour l’arbre en ville ne peut pas être seulement motivé par une quantité d’arbres à planter, avec des objectifs de performance fractionnés (rafraichissement de la ville, captation du CO2, augmentation de la biodiversité…). Il y a urgence à considérer chaque essence en tant qu’être vivant dans toute sa complexité. Au-delà, il est indispensable que chaque arbre ne soit plus isolé dans des aménagements carbonés mais intégré dans des communautés végétales.
Pour cela nous devons construire une culture commune de l’arbre urbain. Élus, techniciens, et habitants doivent se départir d’une course au nombre, pour accepter de regarder autrement les arbres dans l’espace public, sans oublier de se poser la question de quel paysage urbain est-on en train de fabriquer pour demain ?
--> Source : Académie de Nîmes
En préservant les vieux arbres et en en plantant de nouveaux chez vous, vous favoriserez la biodiversité tout en contribuant à lutter contre les effets du changement climatique.
Pour vous guider, voici quelques conseils :
Je préserve la végétation spontanée et les arbres existants, et favorise une régénération naturelle de la végétation (maintien des broussailles qui protègent la croissance des jeunes plantes, préservation de la bonne structuration du sol)
Je plante local
3. Je conserve le bois mort, les tas de branches et de feuilles, qui serviront de zones refuges pour la faune (dont le hérisson d’Europe)
4. Je ne taille que lorsque c'est nécessaire et privilégie le port libre
« La pratique de la taille peut influencer la floraison et donc la fructification, avec un effet direct sur les ressources alimentaires pour la faune. [...] Des tailles espacées dans le temps permettront aux plants de s’exprimer librement. En revanche, il faudra éviter la taille d’entretien au printemps : la faune utilise les végétaux à cette période pour nidifier et se reproduire ! » (guide « Plantons local en Occitanie », 2023, ARB Occitanie)
--> Pour en savoir plus, vous pouvez lire la Charte de l'arbre rédigée par la Ville de Montpellier.
Le lierre est un parasite qui tue les arbres. "Le lierre est une plante grimpante qui utilise les arbres ou les murs comme supports pour s’élever verticalement. Il s’y accroche en surface via des crampons, des racines modifiées qui n’ont aucune fonction absorbante.[...]S’il peut alourdir et accélérer la chute d’arbres fragiles, le lierre ne peut en aucun cas être responsable de la mort d’un arbre sain. Au contraire, il peut apporter des bénéfices à son arbre support en le protégeant du gel, d’une chaleur excessive ou des animaux pouvant abîmer l’écorce, en régulant l’humidité, en restituant au sol des éléments nutritifs par la chute de ses feuilles...Grâce à son feuillage persistant, le lierre offre également des refuges toute l’année à une faune nombreuse qui s’y abrite et s’y reproduit."
Il faut tailler les arbres pour qu’ils soient en bonne santé. "Si la taille peut être justifiée pour certaines raisons liées à nos usages, elle n’est par contre pas une nécessité biologique pour la plante.[...] La taille doit être raisonnée et pratiquée uniquement si elle est nécessaire, si elle répond à un objectif. Il peut s’agir de taille fruitière pour obtenir des fruits plus gros ou plus nombreux (avec un risque d’épuisement de la plante), de taille de formation ou de taille architecturée pour donner à un arbre une certaine forme (esthétique ou adaptée à un espace restreint), de taille de cohabitation lorsque la présence de branches est incompatible avec les usages d’un lieu (souvent liée à une mauvaise implantation initiale des arbres ou arbustes), etc. Une taille qui ne répond à aucun objectif, au-delà d’être inutile et coûteuse en temps et en argent, peut mettre en péril le végétal en créant des blessures - portes d’entrée pour les pathogènes - et en épuisant progressivement les réserves de la plante."
--> Pour en savoir plus : Guide sur les "19 idées reçues sur la nature en milieu urbanisé"
Voici quelques critères pour les différencier :
La taille : Un arbre est plus grand qu’un arbuste, ce dernier n’excède pas les 5 mètres de hauteur.
Le tronc : Pour un arbre, il est souvent unique et bien défini. L’arbuste aura tendance à disposer de plusieurs tiges.
Le port : Les arbres sont érigés et ramifiés en hauteur alors que l’arbuste restera buissonnant et parfois dense.
Parfois, un arbre dans sa jeunesse ressemblera à un arbuste, mais pas d’inquiétude il n’aura sans doute pas les caractéristiques requises pour lui donner l’appellation « remarquable ».
Certains chênes kermès atteignent plus de 15m de haut en Grèce alors qu'en France ils restent souvent à l'état d'arbrisseau !
Ceci s'explique par la sélection régressive d'origine anthropique, autrement dit la sélection par l'Homme des individus les plus petits, du fait de l'exploitation des gros arbres et de l'élevage. On constate le même phénomène avec le Filiaire ou le Pistachier.
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